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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 21:52

Le long d'un chemin bordé de racines dépassant de terre, comme des crochets facétieux prêts à vous tendre un piège, afin de faire marrer les arbres du spectacles de votre mine déconfite au moment de la chute.

 

Une rivière, chuchotante, qui glousse de sa voix aphrodisiaque des promesses de pureté et de fraîcheur.

 

Des oiseaux, qui surprennent de leurs cris les oreilles tendues au bruit de la nature que l'être humain tente tellement de gâcher.

 

Des feuilles, qui bruissent et s'agitent comme pour un au-revoir narquois.

 

Et deux pieds. Deux grosses masses pataudes, appartenant à l'animal appelé homme. Qui écrase tout de ses pas lourdingues, étonné de ce charmant spectacle dont il s'est tant éloigné au fil du temps.

 

Au fil du temps, lorsque l'on suit le fil de l'eau, quelle ironie.

 

Border-line, encore. Pour suivre un mouvement d'eau, comme une vie que l'on regarde évoluer, comme un film que l'on regarde s'écouler.

 

Et, toujours, quel que soit le cours d'eau que l'on suit, une autre rive, qui est plus ou moins difficile à atteindre. Souvent éloignée, d'ailleurs. Parfois, inaccessible, infranchissable, à moins de trouver une construction nommée pont.

 

Cette autre rive, que l'on regarde, les yeux rêvant du mystère qu'elle renferme.

 

Des ricochets dans sa direction, parfois, pour taquiner, comme pour attirer le regard si par hasard, la vie y habite.

 

Des rêves, aussi. Des peurs? Oui, si les bruits qui se répercutent d'un bord à l'autre paraissent incongrus.

 

Des nages, parfois, si l'on se sent le coeur assez vaillant pour cela.

 

Des douches froides, après être tombé dans le bain.

 

Des douches écossaises, qui font frissonner.

 

Des flottements.

 

Et, à l'instar d'un fleuve, on ne remonte jamais le cours...

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Published by Vert-de-Gris - dans Philo de "contoir"
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commentaires

Jacinte 28/04/2011 23:28


C'est toujours mieux de l'autre côté ;) du moins c'est ce qu'on imagine, intéressante ton idée !


Vert-de-Gris 29/04/2011 07:22



Pour l'anecdote, c'est le bord de Seine qui m'a inspiré cet écrit! :D



isabelle 28/04/2011 07:51


il est triste de voir que l'homme utilise plus de briques pour construire des murs que pour construire des ponts ...

plein de bisous mon amie (hug)
isa


Vert-de-Gris 28/04/2011 18:25



Mûrs murs de nos armures, sur lesquelles s'élancent les âmes perdues.


Chaque maçon en nous construit, bâtit, mais souvent à l'arrachée, d'une façon quelque peu arachnée-haine.


Au milieu de tout ça, les aiguilles piquent pour dénouer ces toiles hermétiques...



fernand 28/04/2011 02:19


l homme de sa supériorité detruit tout sur son passsage sans rien replanté
l homme décime civilisations animaux et forets sans jamais se retourné
l homme est aveugle est vaniteux trop fier pour se le reproché
vert tu ma touche avec ces mots si bien accordés


Vert-de-Gris 28/04/2011 07:30



Merci Fernand. C'est un peu d'eau qui m'a inspiré ce texte ;-)



askelia 27/04/2011 18:57


non, jamais...
chouette texte...


Vert-de-Gris 27/04/2011 19:24



Merci ;-)


Au plaisir.