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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 19:47

Suite (sans vraiment être une suite), de:

Et qui libre?

et de

Doutes "hero"

 


 

Ils avaient cent limites, au moins.

 

Ils avaient le sens de ces limites, eux, au moins.

 

Ils s'appréciaient, ne se jaugeaient, mais se côtoyaient.

 

En pointillé. En filigrane.

 

Un fil conducteur. Rien de plus peut-être, mais rien de moins, avec certitude.

 

 

Il avait cent limites, au moins, quand il aurait eu envie de la voir, ou qu'elle manifestait l'envie de le voir.

 

Il n'avait le sens d'aucune limite, quand elle n'allait pas bien.

 

 

Elle avait cent limites, quand elle souhaitait sa présence.

 

Elle n'avait le sens d'aucune limite, quand elle avait besoin de sa connivence.

 

 

S'ils n'avaient rien pu nouer de tangible, ils avaient tissé un filament inextinguible.

 

Un rire par téléphone, il la dénouait.

Une pensée par messagerie, elle le délassait. Ou, du moins, tentait.

 

C'était toute la magie des sourires complices qui tricotait et détricotait à loisir ce qu'il y avait entre eux deux. Amis fil-amant, fil-conducteur, sens et sentiment, force sans aliénation, malgré les tissages ambigus et pourtant sains...

 

Une lueur dans deux êtres sombres.

Un éclair de lucidité dans leurs têtes.

 

Un sens des limites sans limites, un cent-limites, et peut-être même plus.

 

Mais un lien sans limites, lui non plus.

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Published by Vert-de-Grisaille - dans Journal d'un étrange être
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commentaires

askelia 03/07/2012 19:54

Alàlà, ces limites... On n'aimerait n'en avoir aucune, mais ne sont-ce pas elles, finalement, qui donnent le goût de vivre plus fort lorsqu'on les transgresse ?
Belle soirée !

Vert-de-Grisaille 04/07/2012 08:13



Belle remarque! Oui, je n'y avais pas pensé en écrivant mon texte. Quoique... si l'on parle de limites, on pense forcément à ce que donnerait leur absence, non?! ;)


Merci Ask, tu ouvres un débat intéressant!


Bises, l'Amie.



Suzâme 02/07/2012 21:29

Ne prends pas à coeur ma reprise maladroite du mot sirène. J'avais cru comprendre que dans le passé on te surnommait ainsi. Et qu'en employant ce mot, j'ai ravivé en toi une période. Sois sans
crainte de moi, je suis inconditionnellement douce en amour et en amitié. Rien d'exceptionnel. C'est donc moi qui me suis mal exprimée. Je suis une intuitive, une inspirée, un peu folle parfois...
J'espère que je n'ai rien cassé en marchant plume nue sur ton espace aux transparences d'ombres. Tu es belle à l'intérieur et ta vie te déchire depuis longtemps. Je ne le sais pas, je ne sais rien
mais je sens lorsque je te lis et je n'ai pas été dans tes archives, ce mal qui est trésor empoisonné, quelque chose qui se tord en toi, seulement par fois... Je te laisse t'endormir princesse aux
yeux verts...Suzâme

Vert-de-Grisaille 02/07/2012 21:37



Ne t'inquiètes pas Suzâme. Même en ravivant un souvenir, ça permet à celui-ci de sortir, de s'exprimer, de ne plus nouer l'intérieur.


Mon cerveau est parfois aussi "fou-fou" que le tien, mais ce soir, il a trop joué les feux follets... et n'arrive plus rien à suivre!


J'espère que le relogement en août apportera à mes neurones l'air frais qui leur manque en ce moment. Ce sera un bien pour tous, je retrouverai ma joie d'être, et la diffuserai.


A bientôt, l'Amie Suzâme des Mots.



Suzâme 02/07/2012 21:11

Je viens de saisir ta devise sur les mots sons sur mes notes actives...Il se passe quelque chose...C'est promis jamais plus si reine ne m'était contée chez toi...même si je les aime...Bonne soirée.
Suzâme

Vert-de-Grisaille 02/07/2012 21:15



Je ne sais ce que tu en déduis, je crains que tu aies mal interprété et déserté mon blog.


Aurai-je créé un quiproquo sans m'en rendre compte? Ou bien est-ce moi qui comprend mal le sens de ton "jamais plus"?


Je m'excuse d'être si naïve ou si peu lucide sur mes mots ce soir... je suis fatiguée...



Suzâme 02/07/2012 20:46

Sauvés, survivants d'un lien incommensurable sans lieu, sans temps définis, sans exigence que la présence intacte et magnifiquement profonde de l'un et l'autre même dans le rire, derrière le
rire... Dire que tu t'exposes non pas dans une nouvelle mais dans et cri dans le silence... Tes yeux verts dans la nuit... Suzâme

Vert-de-Grisaille 02/07/2012 20:55



Mes yeux verts t'envoient un sourire connivent, comme souvent, lorsque je lis tes commentaires où transparaît ta dextérité avec les mots.


Tu connais mon profil, et ma "description", qui est:


"Si les mots sont, alors, l'émotion".


Je te la dédicace ce soir.