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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 12:21

Comme chaque fois que quelque chose l'agace, le cri se mue en silence bloqué et bloquant, la gorge sèche.

 

Elle le laisse parcourir ses cordes vocales, sans s'y arrêter, et naviguer jusqu'aux neurones, tel une barque remontant le Rhône.

 

De là, forment des vagues, sur lesquelles surfe la sombre idée, chapeautant son cerveau d'un sombrero. La lumière ne l'atteint plus.

 

Se noient, ses yeux, mais le visage reste impassible, ça paraît impossible.

 

De son état, se nouent d'étranges associations d'idées non décidées, qui décèdent à peine écloses. Le corps, jamais ne se repose.

 

Des mouvements brusques dans ses jambes, comme des afflux de marée, mais sans se marrer, sans démarrer. Léthargie d'un moment où l'on se sent manant.

 

Emanant d'une éminence grise, la brume couvre tout, immédiatement, imminemment.

 

Un vent souffle doucement pour l'évacuer, comme un baiser frais.

 

Une barbe se frotte à sa joue, dans un réveil comateux.

 

Le cauchemar est fini.

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 19:16

C'était une larme, sans être arme.

C'était une arme, ce que contenait l'âme.

 

Les tristesses englouties sous les neurones,

Masque de clown revendiqué comme atome,

Ca écrit, ça écrit, des tonnes et des tomes.

 

Larmes de crimes, armes hérissant l'échine,

Dégoulinant des yeux, coeur mort à coup d'épine.

 

Dans un tourbillon, s'affolent les sens affûtés.

Sans émois, le corps se retrouve aiguisé.

 

Coupant tranchant, taillant dans le vif,

Ecarlate hémoglobine sans oxygène;

Retrouve, dans un sursaut évasif,

Le sentiment d'être presque humaine.

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 19:47

Suite (sans vraiment être une suite), de:

Et qui libre?

et de

Doutes "hero"

 


 

Ils avaient cent limites, au moins.

 

Ils avaient le sens de ces limites, eux, au moins.

 

Ils s'appréciaient, ne se jaugeaient, mais se côtoyaient.

 

En pointillé. En filigrane.

 

Un fil conducteur. Rien de plus peut-être, mais rien de moins, avec certitude.

 

 

Il avait cent limites, au moins, quand il aurait eu envie de la voir, ou qu'elle manifestait l'envie de le voir.

 

Il n'avait le sens d'aucune limite, quand elle n'allait pas bien.

 

 

Elle avait cent limites, quand elle souhaitait sa présence.

 

Elle n'avait le sens d'aucune limite, quand elle avait besoin de sa connivence.

 

 

S'ils n'avaient rien pu nouer de tangible, ils avaient tissé un filament inextinguible.

 

Un rire par téléphone, il la dénouait.

Une pensée par messagerie, elle le délassait. Ou, du moins, tentait.

 

C'était toute la magie des sourires complices qui tricotait et détricotait à loisir ce qu'il y avait entre eux deux. Amis fil-amant, fil-conducteur, sens et sentiment, force sans aliénation, malgré les tissages ambigus et pourtant sains...

 

Une lueur dans deux êtres sombres.

Un éclair de lucidité dans leurs têtes.

 

Un sens des limites sans limites, un cent-limites, et peut-être même plus.

 

Mais un lien sans limites, lui non plus.

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 13:46

Vous vous êtes déjà posé la question?

Bien sûr, à toutes fins utiles, vous aimeriez pouvoir passer d'un endroit à l'autre sans délai ni contrainte.

 

Mais, si elle existait, non au travers d'une machine, mais par une capacité de l'esprit à désintégrer et recomposer son organisme là où bon nous semble?

 

Plus de possibilités de bagages, ni d'emmener nos objets courants là où nous irions.

 

Juste soi.

Juste comme ça.

 

La plupart irait vers une île paradisiaque, qui le serait moins, puisque sans doute surpeuplée subitement.

Je plains les rêveurs de montagnes, qui seraient obligés d'atterrir nus dans la neige.

Ceux qui visent la vie citadine penseraient sans doute se retrouver tous les soirs, se donnant rendez-vous près des "bouches de téléportation" comme il existe des bouches de métro.

 

Tout un monde serait au chômage... les employés de chemin de fer, du paysage aérien, de la circulation...

 

Tout un autre se créerait... Des vendeurs de vêtements aux "points de grande téléportation", afin que l'on puisse se vêtir pour une soirée comme pour un séjour. Des contrôleurs arpenteraient les rues, pour vérifier que tout se passe bien, et même réguler l'afflux d'individus s'il le faut.

Limitées les agressions, les hommes ne pouvant plus emmener avec eux couteaux, flingues, poings américains.

 


Si une telle capacité existait, où irai-je?

 

Certainement pas dans les lieux touristiques, qu'ils soient sensés être déserts ou pleins d'affluence, puisque les endroits calmes ne le seraient, de ce fait, plus vraiment...

 

Je n'ai pas de "lieu", de but.

 

Je n'irai qu'à un seul endroit: là où se trouve celui que j'aime.

J'irai le retrouver, pour un baiser ou pour une nuit.

Pour le temps d'un verre partagé, ou pour une vie.

 

Pour connaître ses proches ou juste pour lui.

Pour essuyer une dispute, une tristesse, un ennui.

Pour assister à ses galères et aux moments où il rit.

 

Pour me réveiller, ou m'endormir, les yeux verts pleins d'envie...

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 13:23

S'endormir après des élans sentimentaux, s'endormir auprès d'un élan sentimental, les deux ne sont pas forcément incompatibles.

 

Cet élan-là ne portait pas de bois au sommet de son crâne, mais ses coups de museau étaient doux, et sa présence, bien que dépourvue de poils, était chaleureuse.

 

Il avait la particularité d'être à la fois sauvage et tendre, dans l'intimité d'un lieu confiné.

 

Je ne sais pas si les élans et les tigresses font bon ménage.

 

Il semblerait que cette nuit, comme d'autres nuits d'ailleurs, ils aient pu réussir à se débarrasser de leurs natures de prédateurs et de proies, pour s'apporter tout l'amour animal et instinctif qu'il est possible d'avoir quand les regards convergent l'un vers l'autre.

 

La tigresse était domptée, l'élan était lancé.

 

C'était de bon aloi. C'était une bonne loi aussi, d'inverser celle de la jungle.

 

Observés en coin par un félin miniature et interrogatif, ils se rapprochaient de plus en plus, et, l'émoi n'allait pas de loin en loin. Tout était long, tout était bon.

 

Entre deux indolences, la tigresse s'agitait dans le lit qui hébergeait cet animal étrange, compagnon du futur et source de tristesse de son passé.

 

Entre deux sauts de cabri, l'élan se posait sagement, et cessait de lutter contre les frimas de ses hivers passés.

 

C'était deux animaux, aussi rares que sauvages, qui avaient trouvé, dans leurs différences, leur complémentarité.

 

J'ai dormi avec des élans... du coeur.

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 20:42

Un soir, elle pense. Elle pense, et elle pleure. Pas sur quelqu'un, pas sur quelque chose, non, sur tout un ensemble.

 

Elle pense... Elle repense, elle se dépense.

 

Elle voit. Tout. Tout ce qui l'entoure, et même ce qu'elle n'a pas envie de voir. Elle voit aussi ce qu'elle est, où elle en est.

 

Ouais. Elle ne s'en tire pas trop mal. On l'imagine souriante. Du genre qui s'étire et se ré-étire. Mais pas souvent elle ne voit le rire. Elle le simule. Rires éraillés de tabac, forcés.

 

Finalement, non, elle ne pleure pas. Elle n'y arrive plus. C'est déjà au-delà. Elle est dans un je-m-en-foutisme terriblement teinté d'ironie.

 

Elle regarde, elle observe. Elle attend, même si elle court. Elle ne sait pas ce qu'elle attend, elle ne sait pas pourquoi elle court.

 

Tout cela n'a déjà plus d'importance, elle est dans l'absence et non dans la danse. Tournent les têtes, elle reste immuable. S'ouvrent les oreilles, elle reste demie-sourde. S'écarquillent les yeux, elle reste aveugle.

 

Statue de cire, qui ne fond pas.

 

Bloc de glace, amas givré, dans les gestes et dans sa tête.

 

Prisonnière d'un labyrinthe étroit, étroit, et trois petits tours. Et puis s'en va.

 

Tours de passe-passe, la dernière restera.

 

La dernière quoi?

 

Volonté? Vol entier de la volonté, volantée et fantaisiste écharpe utopiste.

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 22:24

Tu le sais, que j'y pense encore.

 

Tu le ressens toi aussi.

 

Et pourtant tu agis comme un infâme ordurier, loin de l'or dur que l'on aurait pu façonner.

 

Et c'est ce qui me fait dire, au quotidien, "vie de chien".

 

C'est vide. C'est creux, c'est vague. Comme l'eau salée qui de mes yeux s'écoulent, chaque fois que mon âme s'écroule.

 

Et c'est hard. Mon coeur en tachycardie, mes sanglots retenus au fil des secondes, des minutes, des heures, des jours, des semaines, des mois, et des années qui passent. Et je me demande jusqu'à quand ça va durer.

 

Je ne vois plus rien en rose. Je ne fais que m'occuper pour mieux m'occire. Et, pendant ce temps, le monde continue de tourner, de tourner jusqu'à m'en donner le vertige. Je ne sais plus où je suis. J'ai mal. Au quotidien, au fil du temps, j'ai toujours mal.

 

Je donne le change, je fais en sorte qu'on croie que je vais bien de temps en temps. Et j'y arrive assez bien. On y croit, on m'oublie et on me laisse pour compte. On fait semblant de ne pas voir que je suis plus sensible que je le montre.

 

On ne m'offre pas ma troisième chance. Tu était ma deuxième. Tu l'a gâchée, tu m'as gâchée.

 

Tu as pris plaisir à me tuer à petit feu. Tu l'as voulu, tu l'as eu. Tout est mort en moi, c'est d'ailleurs pour cela que je réussis si bien les choses que j'entreprends, je suis devenue une machine à accomplir, à réaliser. Il n'y a que moi qui ne me réalise pas.

 

Je laisse, de temps à autre, les larmes déborder. Mais pour que ça arrive, il faut que je passe quelques heures à retrouver la vie normale. Ca arrive, peut-être une fois par an. Et c'était aujourd'hui pour moi. Alors, ce soir, devant mon PC, j'ai craqué. Juste trois. Trois larmes, qui ne veulent pas ouvrir la porte pour couler plus longuement.

 

Et, pendant que je rédige cela, je sais très bien que les vampires, les affamés de sensation, vont se repaître de cet écrit public, comme ils l'ont toujours fait.

 

Et je me prépare à tout cela... encore un moyen de plus de m'occuper l'esprit. C'est tout ce que cela me rapportera. Et je m'en fous.

 

Je ne cherche plus à attraper quoi que ce soit. Je ne cherche plus.

Je veux juste laisser couler... à défaut d'existence, les larmes.

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 18:20

J'avais visé les cieux, j'ai plutôt tiré la carte des adieux.

 

Un jour, j'aurai envie de taire ces mots, et le processus s'est enclenché. Je ne fonctionne plus, je manque de carburant, sauf lorsqu'une idée est insufflée par un vent de nouveauté.

 

C'est pourquoi, en ce moment, je me laisse aller à rêver d'errance, à penser à tirer ma révérence.

 

Faire un salut théatral et attendre que le rideau tombe sur mes maudits maux écrits.

 

Je ne veux plus être dans cette arène, dans cet art-haine. Je ne veux plus sentir le sable soulevé par les olé ou olà, ni par les huées d'un public trop souvent improvisé juge, alors qu'il ne s'agit que de poser, ses mots et non sa poire.

 

Et, comme je ne suis pas du style à couper le fruit en deux, en attendant de vous faire ma révérence, j'égrène de plus en plus épisodiquement ma prosaïque production, pour m'enraciner dans ma terre d'hibernation...

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 09:12

Engoncée entre quatre murs. Je me lève, me cogne à la table, trop proche du lit.

 

Je dois pousser la porte de la salle d'eau pour accéder à la machine à café.

Contourner tous les meubles, me prendre les pieds dans les fils électriques, pousser cinq fois l'étendoir à linge, soulever trois piles de vêtements, dénicher au fond des placards la paire de chaussures adéquates à la météo, afin d'accomplir le rituel du matin, celui que font ordinairement les gens sans tant d'encombre(ment), celui de déjeuner, se laver, s'habiller.

 

Un seul objet qui traîne, et c'est le merdier immédiat et assuré... vous pensez... ving mètres carrés. Depuis deux piges, avec le peu d'été ayant permis d'ouvrir grand les fenêtres pour aérer.

 

Envie de sortir, de me balader, d'aller shopper pour fringues choper... mais le moindre objet acheté, est un encombrement supplémentaire.

 

Bordel, ça sent le renfermé. J'aurai besoin d'avoir du stock, fringues, godasses, bouffe, mais pas d'espace pour cela. Obligée de ravitailler au jour le jour, avec toute la lourdeur que ça comporte.

 

J'étouffe.

J'ai bien essayé de détourner cette énergie désabusée en positif. J'ai refait le sol, pour faciliter le nettoyage régulier et amener coûte que coûte de l'embellissement. Et maintenant?

J'pourrai refaire les murs. Mais ça va être coriace si je veux libérer un pan. Obligée de tasser. Mon dos aussi se tasse, à force.

 

Déménager, après avoir épuisé tous les efforts d'aménagement. Ouaip, j'veux bien. Mais au vu de l'instabilité professionnelle, quel logeur aprouvera ma demande? Pas un. Alors je poireaute.

 

Je sors. Prendre ma voiture, un soulagement? Non. Aussi tassée que dans mon logement, là-d'dans. Pas ergonomique du tout.

 

La route. Encombrée, celle-là aussi. Ca m'en donnerai des éternuements.

 

Evasion? Je veux. Où? Chez moi, ç'aurait été la meilleure des choses. Mon cerveau est trop grand pour les espaces restreints que je côtoie...

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 18:23

Suite de Et qui libre?

 

 

C'est qu'entre deux parts de pizza, et deux parties de bizarre, les liens n'avaient pas été perdus.

 

On s'était toujours souhaité le meilleur, mais jamais ensemble. Allez savoir pourquoi.

 

Alors on se serrait dans les bras à chaque fois qu'on se voyait, en se tournant un peu autour, sans trop savoir si on allait s'éclater ou se clasher.

 

C'était électrisant et rassurant. Sa bonne bouille me souriait, et moi, je ronronnais.

 

Et puis on repartait. Chacun de son côté, son putain de fardeau traînant comme de lourdes robes de mariée. Pour toujours et à jamais, ces en-bûches et embûches...

 

Mais on s'aimait bien. Toujours dans le délire "fuis-moi, c'est le mieux qu't'as à faire", mais toujours avec les manières.

 

Champion des doutes, il m'a battue, sur mon propre terrain. Mais, terrée ou non, il savait toujours dénicher une réaction de ma part. Et ça, ma foi, c'était un exploit.

 

Est-ce qu'il me guette encore, pour arriver en catastrophe au cas où, border-line, je pourrai lui insuffler l'énergie qu'il n'était pas capable de mettre pour lui-même? J'en doute... Mes doutes amers resteront jetés à la mer sur la (très) vague blogosphère, et, s'il y a d'autres blagues à faire, je crois bien qu'elles resteront en l'air, en arrière et art d'hier...

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