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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 07:45

C'était une terrasse, recouverte d'un auvent transparent, comme une veranda de pacotille.

 

J'écoutais, avec la sensation d'écoutille.

 

Les yeux perdus dans une tasse de café à moitié bu, j'avais l'amertume en balance, après le premier goût sucré de la boisson.

 

On peut passer 2010 à Paris, sans faire de pari sur cette année.

Damnée.

 

Je ne renierai pas les rêves, ceux des moments magiques, embués seulement de mes larmes d'amour et de joie, à la tristesse amplifiée par la furtivité de ces moments.

 

La redescente sur terre avait une couleur Sienne, antique comme une tragédie. C'est normal, quand on doit vivre en laissant celui qu'on aime à "la sienne"...

 

Redescendre sur terre. Moi je veux bien, mais pas ainsi. Pas avec l'horreur de constater que je ne suis que dalle, tout juste une dalle permettant d'assouvir une certaine dalle, un petit creux passager qui sera trop vite comblé.

 

Donc, les deux pieds bien campés par terre, j'en avais assez.

 

Terre, assez! Laissez-moi revenir dans mes songes, mes espoirs, mes joies, ma vie à citer et ma vivacité.

 

De chair et de sang, je n'étais plus. Ni cordon ombilical ni corde à mon cou pour me raccrocher. Tout cela n'était plus dans mes cordes. Seule restait ma corde vocale, qui s'exprimait plus par touches sur le clavier que par la bouche (de métro).

 

Quelques bouche-à-bouche pour me faire respirer, mais ces actes de sauvetage restaient de l'ordre du dernier espoir, sans grande possibilité.

 

Pratiqués par des méduses, mes retours à la vie restaient médusés.

 

Glue et glas.

 

Papier non glacé, glacis dévalé, difficile à avaler.

 

Aval non donné.

 

Etal. Mais rien de coloré comme un marché, juste une braderie au rabais.

 

Rabais rabelaisien.

 

Rab, petites doses reprises à renforts d'insistance, mais toujours dans l'insuffisance.

 

Assise à une terrasse de café, j'avais le coeur terrassé.

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commentaires

Jacinte 26/04/2011 23:39


Une bien belle prose même si on y sent une vraie détresse, j'espère que c'est bien du passé et que la vie est revenue :)
Amitiés


Vert-de-Gris 27/04/2011 07:38



Merci Jacinte.


Si j'écris, encore et encore, je crois bien que c'est pour évacuer ces pensées, trop longtemps renfermées.



askelia 26/04/2011 11:07


fort autant par le thème que ces jeux de mots. bravo...


Vert-de-Gris 26/04/2011 12:47



Je t'avoue que le thème ne sort pas de mon imagination mais de la réalité!


En revanche, poser des mots là-dessus me fait... vibrer.


Merci pour ton commentaire, et à bientôt "chez" moi ou "chez" toi ;-)