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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 09:32

 

Tu te croyais l'As, héros d'une tragédie à l'ancienne, sauveur de ta princesse et bourreau d'une autre, et moi j'étais lasse, de t'aimer pour que tu redistribues cette affection à ta chère et pas-tendre.

 

 

Tu m'avais utilisée pour raviver la flamme de la passion entre cet amour de jeunesse bien usé et toi, et le seul feu que tu avais fini par allumer était celui des haines et des colères, de celles dont la couleur vire au vert malade.

 

Malade de tes salades, servies trop vinaigrées et vilainement aigries, buvant la coupe amère de tes amours blessés et empoisonnés à l'arsenic, harcelant mon esprit de tes sentiments mal placés.

 

Gérant seule mes affres, et te laissant à tes amours premiers, j'avais exaucé ta volonté et m'étais éloignée, rincée, égouttée de tout sentiment positif.

 

Pause rétive, aussi. Assumée par moi pour pallier à ces vides paliers silencieux que tu imposais. Vides paliers et vide-grenier, quand je déservais sur l'écran blanc mes rages de vivre.

 

Vivres qui me manquaient pour survivre, en matière de sentiments. Mais tu n'en avais cure, occupé à tes pensées obscures.

 

Et puis ma tête a fini par se libérer vraiment, un jour, récent. De mes textes, ta trace s'effaçait, devenait translucide, et mon coeur redevenait lucide.

 

Et c'est là que tu déterras les souvenirs, et pas les plus tendres, juste ceux qui ont trait au charnel et qui décharnaient quelque peu les flèches du coeur.

 

Tu savais pourtant que tu m'avais laissé surtout des déboires en souvenir, en pourboire de ce que je t'avais apporté sur un plateau. Des bulles de souffrance avaient envahi ma plate eau, la limpidité de ma passion troublée par tes actes malencontreux.

 

Pourtant... pourtant, si le service ne t'avais pas convenu, tu aurais pu simplement convenir de ne pas te resservir au restaurant des souvenirs. 

 

J'ai jeté mon tablier sur la table, hier, ou la semaine dernière, je ne sais plus. Et pour les réclamations, maintenant, si le client est roi, je le laisse négocier son plat avec la patronne du rade où il se sert quotidiennement.

 

 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 19:04

Raconte-moi une histoire.

 

Une belle histoire. Une de celles qui font pleurer dans les chaumières, qu'on soit chômeur ou investisseur, qu'on se laisse justement investir par les sensations, les belles émotions, les forces de ressentis...

 

Tout cela n'est qu'histoire, encore et encore...

 

Est-ce qu'une histoire résume une vie? Non. Une vie est un enchaînement d'histoires, certaines plus longues que d'autres, certaines se recoupent, se découpent en plein milieu, mais jamais, au grand jamais, elles ne sont uniques.

 

Sauf pour quelques-uns. De ceux qui ignorent que dans leur histoire, interviennent parfois quelques âmes perdues, qui vont vouloir vivre quelque chose avec eux. Mais ils sont tellement plongés dans leur propre histoire... qu'ils oublient qu'elle est composée, aussi, de celle de leur entourage, que cet entourage soit d'un soir ou de vingt ans.

 

Bref. Une histoire, même bien racontée, ne reste toujours qu'une histoire. On peut tenter de la vivre, on peut tenter de se l'approprier, à un moment ou à un autre, on retombera dans sa propre vie, comme Alice quitta le pays des Merveilles.

 

Et, croyez-moi, moi qui écris presque quotidiennement, je sais de quoi je parle...

 


Texte écrit en "écho" à une histoire sortie du placard...

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 07:45

C'était une terrasse, recouverte d'un auvent transparent, comme une veranda de pacotille.

 

J'écoutais, avec la sensation d'écoutille.

 

Les yeux perdus dans une tasse de café à moitié bu, j'avais l'amertume en balance, après le premier goût sucré de la boisson.

 

On peut passer 2010 à Paris, sans faire de pari sur cette année.

Damnée.

 

Je ne renierai pas les rêves, ceux des moments magiques, embués seulement de mes larmes d'amour et de joie, à la tristesse amplifiée par la furtivité de ces moments.

 

La redescente sur terre avait une couleur Sienne, antique comme une tragédie. C'est normal, quand on doit vivre en laissant celui qu'on aime à "la sienne"...

 

Redescendre sur terre. Moi je veux bien, mais pas ainsi. Pas avec l'horreur de constater que je ne suis que dalle, tout juste une dalle permettant d'assouvir une certaine dalle, un petit creux passager qui sera trop vite comblé.

 

Donc, les deux pieds bien campés par terre, j'en avais assez.

 

Terre, assez! Laissez-moi revenir dans mes songes, mes espoirs, mes joies, ma vie à citer et ma vivacité.

 

De chair et de sang, je n'étais plus. Ni cordon ombilical ni corde à mon cou pour me raccrocher. Tout cela n'était plus dans mes cordes. Seule restait ma corde vocale, qui s'exprimait plus par touches sur le clavier que par la bouche (de métro).

 

Quelques bouche-à-bouche pour me faire respirer, mais ces actes de sauvetage restaient de l'ordre du dernier espoir, sans grande possibilité.

 

Pratiqués par des méduses, mes retours à la vie restaient médusés.

 

Glue et glas.

 

Papier non glacé, glacis dévalé, difficile à avaler.

 

Aval non donné.

 

Etal. Mais rien de coloré comme un marché, juste une braderie au rabais.

 

Rabais rabelaisien.

 

Rab, petites doses reprises à renforts d'insistance, mais toujours dans l'insuffisance.

 

Assise à une terrasse de café, j'avais le coeur terrassé.

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 11:30

C'était une histoire de poiscaille, une histoire de poisse et d'écailles.

 

C'était une histoire fantasmagorique, pleine de sentiments et pleine de sensations, pleine aussi de tragédie.

 

C'était une histoire... et c'est la réalité.

 

Il y était question d'un elfe et d'un monstre marin, pour la forme.

 

Pour le fond, il s'agissait surtout d'un homme et d'une femme, dont le principal protagoniste préférait tout voir à travers les contes et l'impossible.

 

C'est tellement plus charmant aux yeux des hommes, tout ce qui est impossible...

 

Sauf que, derrière ces histoires de beauté tragique des sentiments, il y avait une véritable humaine, qui voulait réellement vivre.

 

Et qu'elle le ferait savoir.

 

Elle l'exprima si fort, que sa réalité se fit dérangeante.

 

On la tua virtuellement pour la museler, pour l'oublier. Et on la tua aussi dans son âme et dans son coeur.

 

Sirène? Sirène, mon c**, oui!

 

Elle était surtout poisson rouge dans un bocal, à devoir tourner en rond en attendant qu'on veuille bien s'attarder cinq minute à la regarder.

 

Elle se voyait déjà pauvre appât à requins, et s'échappait toujours in extremis des grandes gueules capables de la bouffer.

 

Sa fin? Eh bien, comme tout poisson de bocal, sa durée de vie est restreinte.

 

Et, à force de foncer dans le verre pour exploser la vitre qui la retient prisonnière, l'assomement aura raison d'elle...

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