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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 18:39

L'épisode "Huitième" est ici

 

 


 

« Cher Mathieu,

 

Je viens par cette missive prendre des nouvelles de ton périple alsacien. Ainsi, tous deux nous dirigeons vers l’est ce week-end. C’est dommage que nos routes ne se croisent, tu aurais pu trouver un élan sur ton chemin.

 

Dans mes préparatifs pour le voyage vers la belge capitale, je m’interroge de façon capitale sur mes bagages. Ceux de mes effets personnels mais aussi ceux de ma culture : quelle lecture ? Quelles hardes ? Voici une question hard !

 

J’espère que, pendant que, de tes serres de prédateur, tu te rapproches de l’élan, je pourrais, de mon côté, visiter les serres royales. Ce sera mon « dessert », la « cerise sur le gâteau », de la visite de la chocolatée Bruxelles. Car j’espère bien faire provision de ce cacao en carrés, avant d'avoir vu les luxuriants jardins.

 

Cette escapade me sera évasion d’esprit. Est-ce pris pour l’avenir ? Oui.

 

Et toi, esprit aiguisé, es-tu là ? Tapes un coup pour oui, deux coups pour non. Quoique, ne tapes pas trop fort, tu pourrais faire de ton clavier une charpie, comme broyé par un char, pis, encore, peut-être !

 

J’imagine aujourd’hui, si nos mots imagés, étaient sur du papier imprimé. J’y verrai bien un échange calligraphié, cals aux doigts et encre dans les ongles. Papier vélin et cacheté par ruban de velours, mais sans que de veules ours ne hantent les chemins pour les messagers transbahutant nos rouleaux écrits.

 

Et, puisque l’on se rapproche des animaux des bois, je me mets aux abois pour retrouver la douce musique, hautbois d’amour, de mon cher et tendre cervidé, en espérant que son trajet jusqu’à chez moi ne l’ait pas transformé en cerf vidé !...

 

Bien à toi,

Ton amie dévouée,

Vert de Grisaille »

 


Merci de guetter la suite sur le profil de Mathieu Jaegert!

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 15:27

Retrouvez l'épisode précédent ici

 

 

 

"Cher Mathieu,
 
Je te sens largué et nargué par mon élan. Mais je vois que tu ne perds pas l'autre élan, celui qui t'incite à aller "toujours plus haut, toujours plus loin" sur la piste.
 
En parlant de piste, mes acrobaties littéraires sont bien sommaires en ce jour. A l'image de mon sommeil, en somme...

 
Ainsi, tu me demandes d'être aiguillé, et je crains de te mettre en pelote si je ne te donnes aucun fil à mettre dans le chas du chasseur... Tu es âpre à la négociation!
 
Entre deux brames, l'élan, que tu as qualifié d'anguille, rejoint une sirène chavirée. Cette sirène, c'est moi. J'ai navigué sur des terres inconnues, la tête hors de l'eau, noyée sous les cieux embrumés par les feuillages du bois. Car l'élan fut elfe, avant de se transformer en animal...
 
Cette métamorphose se fit au fil du temps, tricotée par le destin. A forer la forêt, l'elfe finit par se poser sur quatre pattes afin de mieux retrouver le plancher des vaches, et de dessiner sa destinée sur le chemin de la vie.

Je t'imagine brouillé et embrouillé par ce plat que je te sers... mais peut-être, depuis notre dernier échange, as-tu flairé de nouveaux indicibles indices. Un? Dix? Qu'en sais-je... J'aime ne dévoiler que petit à petit.
 
J'ai vu qu'entre deux missives, tu produis du texte, et du texte, et du texte... Je n'arrive pas à te suivre. Cela nous met donc sur un point d'égalité; tu déploies des mots, et je déploie des efforts pour les choper. Je t'envoie des éléments, et tu m'envoie tes affres forts pour trouver l'élan.
Quelle belle partie de tennis tenace!
Le Mathieu ne s'avoue pas encore maté, mais il mate en coin pour enlever la matité quant à l'élan.
La Vert de Grisaille essaie de cisailler à travers ta verte écriture, mais elle n'arrive à tenailler tes textes, même si elle s'é-vert-ue sans vertu, sans vice non plus.

Les lecteurs de passage, pas trop sages, voient ou non ce que présage la suite de l'échange. Des mots rigolos, des termes sans terme, des amphores de métaphores, des énigmes au énième degré, des monceaux de morceaux, le tout à assembler selon son gré? Probable...

A ton image, je suis dans l'impro des non-pros, dans le propos, sans à-propos. Je laisse l'inspiration traverser ma peau, jamais je ne l'appelle à l'appeau.

Dans ce jeu de mots à mots, je t'envoie un sourire, de connivence.
19
Et je te souhaite d'être dans l'avance, dans la danse, sur la lance, dans une transe, pour scander le prochain épisode de nos drôles de plumes, drôles d'oiseaux.
Bien à toi,



Vert de Grisaille"

 


 

La suite est à guetter sur le profil

de Mathieu Jaegert

 

 

Un grand merci à Brin.d'Amour.Photographie pour le prêt de sa photo.

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 16:40

Retrouvez l'épisode précédent ICI

 

 

« Cher Mathieu,

 

Ton voyage en chemin de fer t’a permis de prendre le chemin du « faire » pour te lancer dans la réponse, ponçant le papier de ta mine aiguisée.


Ainsi, j’apprends que sous l’auréole du Saint-Léger tu naquis, et qu’à lui tu restes acquis. C’est un signe exquis !

Point tant de poésie dans ma naissance, je naquis sous le signe de la Balance. Résultat : je pèse, je mesure, je cherche l’équité, un but que, depuis quelques temps, j’ai quitté.


Tu me laisses moisir sans la moindre confidence, moi qui attendais que tes mots confits dansent, sous mes yeux baba. J’en suis marrie !


Je plaisante, Mathieu. Tu as donné de la substance, et je sais m’y reconnaître. J’aime bien charrier, c’est sans doute pour cela que j’aime les chats rieurs !


D’ailleurs, en parlant de chat rieur, m’accompagne un chat fou, tel celui du Gaston Lagaffe des bandes dessinées de notre enfance. Je ne sais où donner de la tête, si je le suis du regard, je m’égare.


Ce félin est fêlé. Il s’affale, de son corps effilé, et rebondit sur les rebords. C’est un vrai rébus, que de le suivre.

Mais, à pas et à patte de velours, je m’en viens te parler d’un autre animal que le chat.


Tu cherches toujours l’élan, et tu n’as pas la moindre piste… Je m’en amuse, pendant que tu muses.


C’est normal que la piste soit brouillée, sais-tu… il y a tout un océan et un bois à explorer pour dénicher l’animal. Moi, ça faisait trois ans que je le flairais sans penser l’approcher. Ce n’était pas un furet, mais il courait, il courait… après quoi ? Je l’ignore, et j’aime ignorer.


Oui, mon Ami, je me vautre avec plaisir dans l’ignorance. Elle m’a manqué par le passé, je me rattrape donc aujourd’hui.


Tu furètes donc, et je ne t’aide pas.


Tu me la dois toujours, cette confidence. Je suis entêtée, te dis-je.


A toi l’honneur, donc, de présenter ton bestiaire, ton « best » d’aire, l’aire qui t’entoure, l’air de tes amours (tes amis et tes emmerdes, aussi).


Bien à toi,

Métaphoriquement vôtre,

Vert de Grisaille »

 

 


La suite est à guetter sur le profil de Mathieu Jaegert

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 19:54

Retrouvez l'épisode précédent ICI

 


« Cher Mathieu,

 

Comme je suis joyeuse, et d’une joie rieuse, de te lire !

Ta « démonstration » alors que je parlais de démons, moi le stratus grisaille, me ravit !

Tu sais parler d’observation sans être obséquieux, ni obsédé, ni obsédant. Ta légèreté est un plaisir, et certainement pas une plaie, Sire ! ( jeu de mot estampillé ® )

Entre deux joutes verbales, je m’en viens te narrer, voire te faire marrer, de mes périlleuses péripéties péri-paisibles, péri-rieuses.

Je te sais actuellement en chasse d’élan. Et lentement, je pourrais éclairer ta lanterne dans cet élan pas terne.

Oui, mon Ami, je m’en vais te conter mon histoire, et tu pourras faire le décompte à rebours des minutes qui te rapprochent de cette Histoire.

Il était une fois une fée. Qu’un sort hasardeux transforma en sirène, d’un revers en queue de poisson.

Elle nageait dans une eau unie, eau de-ci, eau de-là, cette eau de céans étant océan.

Entre deux chants, elle vit, un jour qu’elle se rapprochait du rivage, sortir un elfe des champs.

De loin, ils se sentirent amis. De près, ils se firent amants, au firmament des étoiles qui brillèrent immédiatement dans leurs yeux.

C’est chouette, me diras-tu, toi le drôle d’oiseau qui observe tout cela de là-haut.

Mais ce fut catastrophique, et la sirène devient catatonique.

Pourquoi ? Parce qu’entre croiser les doigts après avoir croisé un elfe, pour une sirène aux mains palmées, peut s’avérer compliqué. Surtout si l’elfe, alléché et léchant le rivage, échouait plus souvent en son domicile terrestre qu’en pleine mer.

La sirène s’en retourna dans les profondeurs, profonds heurs, profonds heurts. Elle bâtit un mur autour de son repaire marin, et n’y fit entrer des marins que pour mieux noyer le poisson dans l’eau.

Aujourd’hui, je ne t’en confierai pas plus, mon Ami.

Une telle histoire ne se narre pas en une fois, et ta plume me doit un retour de confidence.

Raconte-toi, raconte moi, ta vie, ta lie, tes non-délits, tes non-dits, tes joies, tes « toi », mais surtout, ne te tais pas.

C’est à toi !

Bien à toi,

Métaphoriquement vôtre,

Vert de Grisaille »

 


Le prochain épisode est à guetter sur les pages de Mathieu Jaegert

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 11:13

Bien le bonjour Animal Lecteur!


Ce qui va suivre n'est qu'un premier épisode d'une série de correspondances.


Là où ça devient "vache" pour toi, Animal Lecteur, c'est que cette suite ne sera pas publiée uniquement sur ce profil-ci.


Pourquoi? Parce qu'il s'agit d'une véritable correspondance entre un autre auteur et moi-même.

Parce que, chacun notre tour, nous allons publier notre réponse sur nos profils respectifs.


Je laisserai donc, à la fin de cette première publication, le lien vers le profil de mon "correspondant" et co-auteur de cet échange.


Bonne lecture!

 



 

« Cher Mathieu, 

  

Entre ma grippe et ta gastro familiale, je suis ravie que nous attaquions notre correspondance. La virtualisation des échanges a furieusement du bon dans ces moments-là… 

  

Puisque nous en étions aux présentations, je me présente : action ! 

  

Vert de Grisaille pour vous servir, mon Cher, mes mots sur un plateau. D’argent grisâtre, de préférence. Et dans un vert verre. 

  

Ce matin, je te promettais de te narrer ma vie. Mais, en vis-à-vis, ainsi, par écrit, j’ai du mal à ouvrir l’écrin, car je crains qu’on m’arrache des crins dès que j’aurai révélé mes cris.

 

Mais je me jette à l’eau, en faisant travailler mon mental, afin d’édulcorer ce sirop de mental-eau, un peu imbuvable si je le lance brut, si je jette mon encre avec la même force qu’on jette l’ancre dans une eau marécageuse.

 

En parlant de marécages… t’es-tu déjà débattu dans des ornières vaseuses d’un esprit trop actif ? J’imagine que oui. Qu’est-il sorti de ces aventures ? Des textes enjoués ?

 

Cela m’arrive, moi aussi. M’enfin, je ne vois pas souvent la lumière dans mes textes. Si les mots sont mes amants, mes textes sont aussi mes testaments. Et, entre deux aventures écrites, ma foi, je vis, et, plus je vis, plus je vois, plus j’écris.

 

Aujourd’hui, dans cette première missive, je ne me livre pas tellement. Je dépeins, avant de déporter mes vécus sur la toile, comme des tâches de peinture en étoiles, lancées à bout de bras, à bras-le-corps, mais toujours, à bras ou à cœur ouvert, pour plus d’amitié encore.

 

Et toi, cher Mathieu, où en sont tes mots, tes maux, tes démos, tes démons ?

 

A toi la main !

 

Bien à toi,

Vert de Grisaille »


 


Retrouvez la suite de cette correspondance sur le profil WeLoveWords de Mathieu Jaegert

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