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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 22:24

Tu le sais, que j'y pense encore.

 

Tu le ressens toi aussi.

 

Et pourtant tu agis comme un infâme ordurier, loin de l'or dur que l'on aurait pu façonner.

 

Et c'est ce qui me fait dire, au quotidien, "vie de chien".

 

C'est vide. C'est creux, c'est vague. Comme l'eau salée qui de mes yeux s'écoulent, chaque fois que mon âme s'écroule.

 

Et c'est hard. Mon coeur en tachycardie, mes sanglots retenus au fil des secondes, des minutes, des heures, des jours, des semaines, des mois, et des années qui passent. Et je me demande jusqu'à quand ça va durer.

 

Je ne vois plus rien en rose. Je ne fais que m'occuper pour mieux m'occire. Et, pendant ce temps, le monde continue de tourner, de tourner jusqu'à m'en donner le vertige. Je ne sais plus où je suis. J'ai mal. Au quotidien, au fil du temps, j'ai toujours mal.

 

Je donne le change, je fais en sorte qu'on croie que je vais bien de temps en temps. Et j'y arrive assez bien. On y croit, on m'oublie et on me laisse pour compte. On fait semblant de ne pas voir que je suis plus sensible que je le montre.

 

On ne m'offre pas ma troisième chance. Tu était ma deuxième. Tu l'a gâchée, tu m'as gâchée.

 

Tu as pris plaisir à me tuer à petit feu. Tu l'as voulu, tu l'as eu. Tout est mort en moi, c'est d'ailleurs pour cela que je réussis si bien les choses que j'entreprends, je suis devenue une machine à accomplir, à réaliser. Il n'y a que moi qui ne me réalise pas.

 

Je laisse, de temps à autre, les larmes déborder. Mais pour que ça arrive, il faut que je passe quelques heures à retrouver la vie normale. Ca arrive, peut-être une fois par an. Et c'était aujourd'hui pour moi. Alors, ce soir, devant mon PC, j'ai craqué. Juste trois. Trois larmes, qui ne veulent pas ouvrir la porte pour couler plus longuement.

 

Et, pendant que je rédige cela, je sais très bien que les vampires, les affamés de sensation, vont se repaître de cet écrit public, comme ils l'ont toujours fait.

 

Et je me prépare à tout cela... encore un moyen de plus de m'occuper l'esprit. C'est tout ce que cela me rapportera. Et je m'en fous.

 

Je ne cherche plus à attraper quoi que ce soit. Je ne cherche plus.

Je veux juste laisser couler... à défaut d'existence, les larmes.

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Published by Vert-de-Grisaille - dans Journal d'un étrange être
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commentaires

FlemingRob 16/02/2012 03:16

Me repaître de ton malheur ? Evidemment que non.

L'emploi du passé dans la phase cité n'est certainement pas l'idée du siècle, je le concède. Mais, figures toi que si tu ne comptais pas ou plus pour moi, je n’aurai pas le besoin viscéral de venir
te lire au quotidien...

Sinon, pourquoi ? Par sadisme ? Par masochisme ? Dans ces cas, je n'aurais eu aucune raison de matérialiser cette réhabilitation en mettant mon orgueil de côté.
Non, je ne me repais pas ! Par contre, triste avec un sentiment fort de responsabilité. Assurément.

Vert-de-Grisaille 17/02/2012 19:07



Je ne me casserai pas la tête à te faire une réponse, quand une chanson peut être toute aussi éloquente:


http://www.youtube.com/watch?v=GekV2E9m_DM



FlemingRob 14/02/2012 20:02

Question de réactivité ! Je concède en avoir largement manqué. Ca ne me coutait effectivement qu’un brin d’orgueil et de fierté… en effet ! Mais encore fallait-il avoir le recul nécessaire, la
volonté et le courage pour pouvoir le faire.

Mais, c’est justement car je n’en suis plus du tout au même point avec moi-même que j’ai réussi à te l’écrire. A force de me réfugier inlassablement dans le cynisme, la colère et l’affrontement, je
ne concevais les relations humaines uniquement sur ce mode. Alors, effectivement, je n’ai pas avancé et n’avancerai sûrement jamais mais j’ai quand même atteint une forme de quiétude… et une
volonté farouche d’arrêter les inutiles et éprouvants combats.

Il m’a fallu énormément temps mais ton texte a été en quelque sorte un déclencheur. En réalisant l’ampleur des dégâts que j’avais fais sur toi et leur côté tenace malgré le temps. Un tel constat
m’a vraiment fait mal et je n’arrivais pas à matérialiser quelque chose pour te faire parvenir ce ressenti, mon ressenti… surtout après la façon pitoyable, immature et pathétique dont j’avais géré
les prémices de notre dernier échange.

Et puis hier, j’ai lu ton dernier texte et cette nouvelle détresse et je me suis dis deux choses. La première que j’étais totalement idiot de ne pas m’exprimer sur un texte qui m’a touché auprès
d’une personne qui a énormément compté pour moi et la seconde que tu attendais, peut-être encore, cette réhabilitation…

Alors voilà, j’ai posté et je te confirme, tu n’es pas l’auteur principale de ma douleur même si, quelquefois, tes mots ont été comme des flèches… mais, tu as raison, je n’avais qu’à y croire
davantage et je ne l’ai pas fait. J’enterre donc la hache de guerre. Définitivement.

Vert-de-Grisaille 15/02/2012 22:44



Il n'y a pas que la hache de guerre que tu as enterré... Tu m'avais déjà enterrée auparavant.


La preuve en est ta remarque, qui pourrait presque être une épitaphe: "une personne qui a énormément compté pour moi".


Tout y est dit. Qui a compté, qui ne compte plus. Comme une décédée de longue date.


Me vient une question: te repais-tu de mon mal-être?



FlemingRob 14/02/2012 10:21

Effectivement, j'ai ouvert l'œil ! Un seul pour ne pas trop voir quand même, un excès de lucidité pouvant être potentiellement dangereux. Et je n'ai point de Thespios pour me purifier, moi !

Mais de là à trouver l'humain en moi, il ne faut pas trop déconner... La lassitude, l'inutilité d'une quête perdue d'avance, un semblant de repos, éventuellement ! Mais, c'est surtout l'épuisement
du combat quotidien qui lasse mon âme... Cette impression latente de se tromper de cible et de tourner perpétuellement en rond...

Donc, comme pour toi, le nettoyage des placards et des armoires étaient nécessaires. Avec des méthodes différentes, évidemment ! Point la peine de jeter toutes mes casseroles au feu et de créer un
no man's land complet pour laisser la place à un hypothétique futur idyllique... Le passé conditionnant le futur, inutile de le renier ou de le transfigurer. A mon avis, bien entendu…
La combinaison avec ton texte fait le reste... En analysant, je n'avais pas à t'emmener dans une lutte qui n'était pas la tienne et j'étais trop aveuglé de haine au plus profond de mon ventre pour
voir cette éventuelle seconde chance qui s'offrait à moi... Au contraire, je me suis également engagé avec toi dans des joutes stériles et destructrices... J'en suis sincèrement et profondément
désolé.

Bref, (une petite référence télévisuelle ne fait jamais de mal), ces quelques mots en forme de réhabilitation sont ma manière de mettre mon égo de côté et de ranger définitivement les armes qui ont
détruit inlassablement toute forme de dialogue entre nous.

Dans le pire des cas, j'aurais au moins réussi à remettre sur le devant de l'affiche ce texte touchant où transparaît ta sensibilité que tu t'obstines à masquer dans énormément d'autres... Et,
entre nous, je trouve que quelques mots sont beaucoup plus constructifs qu'un clic utile uniquement à satisfaire l'égo de l'auteure sur le fronton d'un réseau social...

Bien à toi.

Vert-de-Grisaille 14/02/2012 11:27



Je reste sur mes positions: il était temps!


Car ce n'est pas faute d'avoir exprimé ce dont j'avais besoin pour me relever: la réhabilitation d'une histoire à part entière, et non d'une histoire qui servirait de béquille à ta propre
histoire personnelle...


Tu as mis beaucoup trop de temps à le faire.. Que cela te coûtait-il, réellement? Rien de plus que ce que ça te coûte aujourd'hui. Alors pourquoi m'avoir laissé en souffrir si longtemps,
inutilement, de surcroît? Pourquoi? Pour quel résultat? Tu en es toujours au même stade, et la responsabilité de ton état n'est pas de mon fait. J'ai servi de victime par intérim. Oui, tu l'as
dit: il y a eu erreur de cible. Une erreur funeste, inutile.


Bien sûr... bien sûr, à mon tour, j'ai eu besoin d'une béquille... une béquille trouvée dans l'alignement des mots, unique réconfort, m'apportant les soutiens inattendus auxquels je me suis
raccrochée. Des missives à la mer, c'est une réalité. Cela faisait bien longtemps que je ne pensais même plus te toucher de mes mots. Je ne les posais que pour compenser cette absence de partage,
un partage qui aurait du être notre complicité au lieu de devenir notre rivalité.


La douleur n'a pas été épargnée, ni de ton côté, ni du mien. Mais, comme tu me l'as suffisamment rappelé: je ne suis pas la principale auteure de la tienne.


Alors, aujourd'hui, je m'enferme encore dans celle que tu m'as apportée. Peut-être parce que c'est tout ce qu'il reste de ce "nous" que tu n'as pas suffisamment aimé.



FlemingRob 13/02/2012 17:58

« Tu le sais, que j'y pense encore »

Un texte, les mots défilent sur l’écran, amers. Sombres messagers d’une histoire passée et révolue qui pourtant semble hanter la mémoire de ses deux principaux protagonistes.

Non, je ne le savais pas. Je m’en doutais parfois, l’espérais quelquefois, le redoutais souvent… mais jamais aucune certitude ne traversait mon esprit. Le doute, encore et toujours.

Cette douleur obsédante qui crie régulièrement du fin fond de mes entrailles les mots honnis qui devraient s’effacer avec le temps : « Et, si… » Et puis, ces maux, inscrits en noirs sur fond gris,
témoignant d’une souffrance lancinante toujours présente également dans les tréfonds de ton âme se sont rappelés à mes meilleurs souvenirs.

Une douleur lourde, profonde, lancinante plutôt que des mots aigres, toujours plus violents… De lecture en lectures, ces phrases continuent de me laisser prostré devant l’écran devant l’ampleur du
gâchis entre nous. Un triste constat qui me laisse un goût âcre dans la bouche.
Jamais, cette idée de destruction n’avait traversé mon esprit torturé. L’issue de cette guerre perpétuelle, menée envers et contre tous mais essentiellement envers moi-même depuis quatre ans, n’est
donc que la transformation d’une alliée potentielle en victime collatérale.

Je suis las de ces joutes, de toute cette gabegie et de tout cet orgueil qui a transformé au fil du temps des moments magiques en cette bouse infâme et cette rancœur tenace.

Les cartes nous avaient effectivement distribués l’un à l’autre en seconde chance. Le bénéfice du choix et ses conséquences étaient et resteront à jamais de mon côté. La responsabilité aussi !
Saches simplement que ces quelques larmes n’ont pas simplement coulées sur ta joue. Leur voyage a continué bien au-delà… et m’ont profondément touché…

Réhabilitation. C’était un besoin matérialisé dans l’un de nos derniers échanges, enfin, les derniers constructifs. L’espoir que ces quelques phrases pourront aider à le satisfaire un peu. Même de
manière insignifiante et dérisoire.

Sache également que notre Histoire est également toujours profondément ancrée au fond de mon âme. Impossible à oublier, toujours.

Prends soin de toi.

Vert-de-Grisaille 13/02/2012 20:07



Il était temps que tu ouvres l'oeil, enfin, et que tu trouves l'humain en toi.


J'en ai jeté, des missives à l'amer sur la vague de mon fond d'écran à la pénombre de bougie. Plus de deux centaines.


Réhabilitation, ce mot. Que je t'avais demandé il y a presque un an et trois mois. Et qui arrive aujourd'hui. Peut-être à l'heure où certains sont traversés par des flèches de Cupidon, d'autres
reçoivent plutôt des éclairs de lucidité?


Lucidité. Sur ce qui a été, sur ce qui aurait pu être, et sur la réalité du résultat. Je l'avais depuis le début, moi. Mon légendaire recul sur les choses, celui qui gêne la moitié du monde, et
trouve écho dans l'autre moitié.


Je sais dans laquelle de ces moitiés tu t'es rangé. Oui, mon Cher, j'utilises le terme "Moitié" à double escient. Je m'en amuse, malgré tout. Car, sans mon rire cyniquement grave, que me
reste-t-il?


Des clous. Or, je n'ai pas envie de me laisser à nouveau "cru-s'y-fier".


Et encore que je m'estime heureuse. Car, au moins, j'ai eu "des clous", et non un marteau pour me taper sur les doigts ou sur les autres... Et comme j'ai eu ma dose d'enclumes, je jettes clous
& marteaux pour ma plume...


"Victimes collatérales". Au fond non. La victime est celle qui n'a pas eu de CHOIX. Celle qui n'a eu qu'à choir...



Quichottine 18/01/2012 11:51

Je suis hors sujet ici... j'en suis désolée...

Mais pour toi :
http://les-anthologies-ephemeres.over-blog.com/article-dans-les-actualites-de-l-association-reves-97359896.html

Un grand merci.

Vert-de-Grisaille 19/01/2012 08:23



Merci à toi, Quichottine, pour toute ton action pour l'association Rêves.


Ce projet n'existerai pas sans ton implication à coordonner les blogueurs, les ventes, et l'information.


A très bientôt!