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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 18:34

"Oyez, oyez, bonnes gens! Faites une bonne affaire, venez acheter les rêves des autres pour remplacer vos vieux rêves usés, périmés, inutilisables!

 

Deux pour le prix d'un! Grosse promo du jour!"

 


 

Il est facile de puiser dans les rêves des autres, ceux dont l'eau salée des yeux pourra encore vous désaltérer a minima à défaut de vous laisser crever de soif dans le désert sablonneux des vôtres.

 

On croit que les rêves sont des réalités qui nous sont dues. Qu'ils nous appartiennent...

 

Mais non.

 

Ouvrez les yeux, réveillez-vous, et vous constaterez que vos rêves ont été tout aussi forgés que votre éducation.

 

A l'image de cet homme dont toutes les apparences sont celles du bonheur conjugal.

 

Comme papa, il s'est marié, a eu un enfant.

Comme maman, même quand le couple fout le camp, il reste pour "son enfant", responsabilisant du coup celui-ci de sa lâcheté.

 

Comme beaucoup, il a connu le deuil de sa vie conjugale, et est retombé amoureux.

 

Comme peu de ceux qui voient flétrir leur vie maritale, il a eu la chance de trouver de l'Amour, un Grand Amour, sans attendre que la solitude d'un échec indubitable survienne...

 

Comme tant de ceux-là, il a gardé des rêves d'un passé qui ne deviendra jamais futur. Il croit que la nostalgie le comblera toujours: celle de ses 17 ans, celle de ses deux fois dix-sept ans, et a préféré anéantir les rêves d'une personne qui croyait que la force amoureuse pouvait engendrer tout acte de courage.

 

Il a soldé mes rêves. Bradés. Me les a enlevés, pour les revendre à "la première", dans l'espoir d'une "seconde chance" (voire énième chance) entre eux.

 

Au cas où cette "Première" n'en aurait pas eu assez d'un à gâcher.

 

Il croit qu'en se contentant du peu qu'il reste de cette première vie déchue, il est quelqu'un de bien, parce qu'il sacrifie quand même une partie de son existence: la partie amoureuse.

 

Il oublie seulement que, si lui se contente de peu, moi je me suis contentée de rien que du vent, et que j'aurai mérité autre chose que de servir à une gourdasse qui ne veut pas lâcher son mari parce qu'il n'est pas mauvais pigeon. Je volerai bien dans les plumes de sa poule comme du pigeon, qui a pris les miettes de mes rêves pour filer à bouffer un pseudo-amour à sa chère et tendre légitime.

 

Gâchée. Non par un geste langoureux d'un maçon attentif à faire du propre, plutôt par la gâche d'un revolver qui m'aura explosé le coeur et la cervelle.

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Published by Vert-de-Gris - dans Philo de "contoir"
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