Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de vertdegrisaille.over-blog.com
  • Le blog de vertdegrisaille.over-blog.com
  • : Si les mots sont, Alors l'émotion.
  • Contact

Radio Official Jin West

Recherche

Archives

31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 07:24

Chères Lectrices et Lecteurs,

 

Un petit article afin de vous proposer la lecture d'un recueil de nouvelles, au titre très évocateur:

 

FantomesC 

 

FANTÔMES

 

(format epub et iPad uniquement)

 

13 auteurs bénévoles, ayant offert un peu de leur temps pour écrire des textes exclusifs.

 

326 pages, pour vous faire frissonner.

 

1 projet, celui de vendre ce livre pour financer le projet Ipagination, qui permet aux auteurs de valoriser leurs oeuvres en toute sécurité.

 

Les auteurs:

 

Jacques Lagrois

Véronique Brésil

Magali Aïta

Léo

Lanto Onirina

Lisa Bonheme

Leïla Rogon

Patryck Froissart

Vert de Grisaille

Dominique Salliot

Marc Keting

Jean-Luc Merci

Luc Bertocci

 

 

Merci à vous, amatrices et amateurs de spectres, pour vos envies de nous lire.

 

 

Fantômes, formats epub et iPad, aux éditions Ipagination.

 

 


Repost 0
7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 12:21

Comme chaque fois que quelque chose l'agace, le cri se mue en silence bloqué et bloquant, la gorge sèche.

 

Elle le laisse parcourir ses cordes vocales, sans s'y arrêter, et naviguer jusqu'aux neurones, tel une barque remontant le Rhône.

 

De là, forment des vagues, sur lesquelles surfe la sombre idée, chapeautant son cerveau d'un sombrero. La lumière ne l'atteint plus.

 

Se noient, ses yeux, mais le visage reste impassible, ça paraît impossible.

 

De son état, se nouent d'étranges associations d'idées non décidées, qui décèdent à peine écloses. Le corps, jamais ne se repose.

 

Des mouvements brusques dans ses jambes, comme des afflux de marée, mais sans se marrer, sans démarrer. Léthargie d'un moment où l'on se sent manant.

 

Emanant d'une éminence grise, la brume couvre tout, immédiatement, imminemment.

 

Un vent souffle doucement pour l'évacuer, comme un baiser frais.

 

Une barbe se frotte à sa joue, dans un réveil comateux.

 

Le cauchemar est fini.

Repost 0
Published by Vert-de-Grisaille - dans Journal d'un étrange être
commenter cet article
26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 21:03

       

Quand Versailles fait du rock un roi…

Chronique sur un concert rock et interviews des deux groupes

(version rédigée pour la diffusion sur Radio Official Jin West,

Fusions Radio Official Jin West et drapeau Américain

illustrée de photos exclusives pour le blog de Vert de Grisaille)

 

 

Partie 2: Ricardo Avalon

 

 

Après The Sharp, c’est le groupe de slam-électro-rock Ricardo Avalon qui a fait hurler la salle. Et pour cause : Ricardo Avalon séduit par ses textes ficelés avec maestria, ses rythmes savamment étudiés de batterie et ses mélodies hypnotiques. Le chanteur du groupe cadence son débit de paroles sur une danse intensive sur scène.

 

Ricardo-Avalon 0355

 

  Ricardo-Avalon 0594

 

Ricardo-Avalon 0543

 

Et, Mesdames, accrochez-vous bien ! Pour montrer encore mieux son côté showman, le chanteur n’a pas hésité à virer sa chemise, pendant que ses musiciens interpellaient le public, sourires extatiques aux lèvres.

En bref, Ricardo Avalon est à fond sur scène, pour partager son énergie. 

 

Ricardo-Avalon 0563

 

Voici, en exclusivité pour Radio Jin West, l'interview !

 

Ricardo-Avalon 0167

 

  • Pouvez-vous vous présenter ?
  • Martin est à la batterie, Souka, parolier et chanteur, Nico est au clavier et à la guitare, et Linchpin gère la partie électronique de notre musique.

Ricardo Avalon: un groupe qui, hors des délires de la scène, montre son côté réfléchi et posé.

 Ricardo-Avalon 0170Ricardo-Avalon 0154 Ricardo-Avalon 0148

  •  Quand et comment avez-vous créé votre groupe ?
  •  C’était en 2009. Souka et Nico se sont rencontrés autour de l’écriture. Nico avait eu un groupe de rock avec Martin, et, ensuite, Linchpin nous a rejoints. La composition du groupe a évolué plusieurs fois depuis 2009, nous avons été jusqu’à 6 membres dans le groupe. Au final, nous avons trouvé la composition actuelle, et ce quator que nous formons nous apporte une vraie et belle cohésion. Nous avions commencé à enregistrer sans prétention, juste pour le plaisir. C’est ce plaisir que nous partageons aujourd’hui quand nous allons sur scène.
 
  • Comment avez-vous choisi votre style musical ?
  •  Comme nous venons d’horizons divers, nous avons laissé parler les goûts de chacun. C’est pourquoi aujourd’hui, vous trouvez dans notre style : le débit de paroles du slam, des mélodies et des rythmes rock, et des ajouts électroniques pour dynamiser l’ensemble.
 
  • Votre meilleur souvenir de scène ?
  •  Pour tous, c’est notre premier live ensemble, à la Bodega (Versailles). Ce fut un moment qui nous a vraiment touché au cœur. Ensuite, les fêtes de la musique à Versailles sont toujours impressionnantes à faire : il y a énormément de public, une véritable scène professionnelle, une ambiance intense, c’est un moment fort d’y être présents en tant qu’artistes.
 
  • Quel titre feriez-vous écouter en premier à un public qui ne vous connaît pas encore ?
  • Ce serait « Metropolyman ». C’est le plus représentatif de notre style, le plus apprécié aussi sur scène. Sa version live sortira d’ailleurs dans 3 mois.
 
  •  Avez-vous une date de concert de prévue prochainement ?
  • Le 5 octobre 2012, en concert d’ouverture de la prochaine session des Vendredis du Rock.
 
  •  Qu’avez-vous à dire au public ?
  • (Souka) Venez nous écouter maintenant ! Vous pourrez dire, dans quelques années : « Jy étais ! »
  •  (Nico) Sans toi, public, nous ne sommes rien !
  •  (Martin) Quels que soient vos projets, vos envies, artistiques ou autres : foncez.
  •  (Tous en chœur) La scène, c’est le plus bel endroit du monde !

Ricardo-Avalon 0441

 

Retrouvez toutes les infos sur Ricardo Avalon via le website du groupe : www.ricardoavalon.com. Et leur second album sortira début 2013, un rendez-vous à ne pas manquer !

Merci à la Royale Factory, café-concert de Versailles, d’avoir autorisé les photos et l’utilisation de ses salons pour les interviews.

Merci encore à Ricardo Avalon, pour l'accueil enjoué et amical lors de cette interview.

 

Retrouvez bientôt toutes les photos de la soirée dans des albums en ligne sur : www.vertdegrisaille.over-blog.com!

Repost 0
17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 07:20

Quand Versailles fait du rock un roi…

Chronique sur un concert rock et interviews des deux groupes

(version rédigée pour la diffusion sur Radio Official Jin West,

Fusions Radio Official Jin West et drapeau Américain 

illustrée de photos exclusives pour le blog de Vert de Grisaille)

 

Partie 1: The Sharp

 


Royale-Factory 0105

 

C’est à la Royale Factory, une salle de café-concert, que nous avons pu écouter hier soir, vendredi 14 septembre 2012, deux jeunes groupes versaillais révélés par les Vendredis du Rock. 

 

La première partie était assurée par The Sharp, un groupe aux tendances bien mélangées rock/métal/folk, s’il fallait définir son style.

 

The-Sharp 0113

 

Le groupe se préparant avant la scène:

 The-Sharp 0124Rognée

 

The Sharp, en première partie, a chauffé la salle avec sa belle maîtrise du mélange des genres. Une alternance de mélodies à la guitare, de moments intenses de batterie, des anecdotes au clavier, et une voix ressemblant de façon troublante à celle de Serj Tankian, le leader de System Of A Down, le tout ponctué d’un véritable jeu d’acteurs : les musiciens font sourire le public avec des sons extra-terrestres produits par la basse ou un échange de mains gauches entre deux guitaristes.

 

Le groupe en pleine action:

The-Sharp 0194

 

Raphaël, guitariste aux anges pendant son solo:

The-Sharp 0198rognée

 

Pierre, chanteur à la voix de stentor, interpellant le public:

The-Sharp 0241rognée

 

Patrice, batteur concentré, et Victor, bassiste en pleine maîtrise de son art:

The-Sharp 0304rognée

 

Quand Pierre joue de la voix, ça se voit!

 

The-Sharp 0304

 

 

Voici l’interview exclusive que les membres de The Sharp ont accordée à notre chroniqueuse Vert de Grisaille, après leur prestation scénique :

 

De gauche à droite: Patrice, Victor, Pierre, et Raphaël

The-Sharp 0413

  • Votre groupe : qui fait quoi ?
  • (se présentant, chacun son tour) Raphaël, guitariste et choriste. Victor, bassiste et choriste (tous les membres du groupe jouent de la voix sur nos chansons). Patrice, batterie et chœurs. Pierre, voix, clavier, guitare.
  • Quand votre groupe s’est-il créé?
  •  (Patrice) C’était à l’occasion des 18 ans de ma fille. Elle avait invité des amis, dont Pierre, Victor et Raph. Après une soirée bien animée, à 3 heures du mat’, je les ai trouvés tous les trois sur les instruments de musique. Sur l’insistance de ma fille, je me suis joint à eux. Nous avons créé un morceau totalement improvisé, et l’interaction de nos diverses influences nous a tellement plu que nous avons décidé de nous revoir pour travailler le morceau. A partir de là, nous avons fondé The Sharp, pour le plaisir de nous amuser ensemble en musique.
  • Comment définiriez-vous votre style ?
  • Nous avons un style « sans frontières » ; nous n’en voulons pas. Notre joie, c’est que chacun d’entre nous puisse librement s’exprimer et trouver son amusement dans ce que nous faisons.
  • Avez-vous déjà reçu des récompenses ?
  • Oui, nous avons été finalistes aux Vendredis du Rock, organisés par la Ville de Versailles, et pour Ze Tremplin Universailles.
  • Quel est votre meilleur souvenir scénique ?
  • C’était ce soir ! (rires de joie) Un public super réactif, un accueil terrible par la Royale Factory, et un son excellent ! Il y a aussi notre prestation à Saint-Louis sous un soleil couchant qui est un bon souvenir…

    The-Sharp 0322

  • Où pourra-t-on vous écouter bientôt ?
  • Pour le moment, nous galérons à trouver des dates. Nous n’avons pas une démarche « commerciale » et trouver des lieux de concerts dans ces conditions est difficile. Pourtant, nous adorons nous produire sur scène, et sentir que le public s’amuse avec nous.
  • Avez-vous un mot à dire à votre public ?
  • (les 4 membres, d’une seule voix) Nous vous aimons.

 

The Sharp ne possède pas encore d’enregistrement studio de ses musiques, mais vous pouvez guetter leurs prochaines dates de concert en passant sur leur page facebook, sur ce lien: link

 

 


 

Merci à la Royale Factory, café-concert de Versailles, d’avoir autorisé les photos et l’utilisation de ses salons pour les interviews.

Merci également à Ricardo Avalon, pour s’être prêtés au jeu de l’interview, et nous avoir reçus avec chaleur et joie.

Retrouvez bientôt toutes les photos de la soirée sur les pages de Vert de Grisaille, sur l’adresse suivante : www.vertdegrisaille.over-blog.com!

 

Tous textes et photos sous copyright. Tous droits réservés.

Repost 0
15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 07:43

 

C'est dans une rue peu fréquentée de Versailles que j'ai découvert la Royale Factory, un café-concert qui recevait ce soir-là deux groupes musicaux que j'allais écouter, interviewer.

 

 

Royale-Factory 0105

 

Située au 2, rue Houdon, la façade se cache derrière de nombreuses affiches d'événements dont la variété est intéressante.

 

Royale-Factory 0104

 

Royale-Factory 0106

 

La porte ouverte sur un véritable bureau d'accueil, un homme affable nous reçoit, sourire sincère dans les yeux et sur les lèvres.

 

Arrivés avant le début des festivités, nous avons eu l'occasion de discuter avec l'équipe propriétaire des lieux, ravie de parler de l'histoire de l'établissement.

 

Gérée par Eric, Christophe, Thierry, Nicolas et Marie-Laure, cinq passionnés des ambiances festives, la Royale Factory se veut être un véritable café-concert à l'instar de ses confrères parisiens, mais en banlieue.

Royale-Factory 0111

 

L'espace y est décoré dans un style s'adaptant à la configuration des lieux: les propriétaires ont joué sur son aspect initial aux allures d'usine pour décider d'un savant mélange d'underground et d'oeuvres d'art modernes, réalisées par des artistes locaux exerçant dans la ville royale de Versailles.

 

Après la descente de l'escalier aux murs de brique, nous avons été accueillis par un espace salon-bar confortable et illuminé de mille feux.

 

 

 

  Royale-Factory 0117

 

Royale-Factory 0120

 

D'une capacité de 150 places assises et jusqu'à 200 places debout, la salle accoustique surprend par son mélange gourmand de murs ton chocolat et mobilier tirant sur le coulis de fraise, contrastant joliment avec l'éclairage bleu électrique de la scène.

 

Un confort indéniable, un accueil des plus chaleureux, une propreté inattaquable, caractérisent la Royale Factory.

 

Le lieu idéal pour une sortie, que vous soyez accompagné de votre grand-mère, de vos enfants, ou d'une bande de post-ado en délire.

 

A noter, le lieu propose également une plateforme mobile, faite sur-mesure, pour permettre aux personnes à mobilité réduite d'accéder aux salles souterraines.

 

 

Retrouvez la Royale Factory sur ce lien: link

 

Royale-Factory 0110

 

 

 

Tous nos remerciements à la Royale Factory, qui a autorisé la prise des photos dans leur établissement avant et pendant les concerts, et a prêté ses salons pour les interviews des artistes (à suivre sur le blog).

 

Royale-Factory 0146rognée

 

Textes et photos sous copyright. Tous droits réservés.

Repost 0
31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 19:16

C'était une larme, sans être arme.

C'était une arme, ce que contenait l'âme.

 

Les tristesses englouties sous les neurones,

Masque de clown revendiqué comme atome,

Ca écrit, ça écrit, des tonnes et des tomes.

 

Larmes de crimes, armes hérissant l'échine,

Dégoulinant des yeux, coeur mort à coup d'épine.

 

Dans un tourbillon, s'affolent les sens affûtés.

Sans émois, le corps se retrouve aiguisé.

 

Coupant tranchant, taillant dans le vif,

Ecarlate hémoglobine sans oxygène;

Retrouve, dans un sursaut évasif,

Le sentiment d'être presque humaine.

Repost 0
Published by Vert-de-Grisaille - dans Journal d'un étrange être
commenter cet article
2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 19:47

Suite (sans vraiment être une suite), de:

Et qui libre?

et de

Doutes "hero"

 


 

Ils avaient cent limites, au moins.

 

Ils avaient le sens de ces limites, eux, au moins.

 

Ils s'appréciaient, ne se jaugeaient, mais se côtoyaient.

 

En pointillé. En filigrane.

 

Un fil conducteur. Rien de plus peut-être, mais rien de moins, avec certitude.

 

 

Il avait cent limites, au moins, quand il aurait eu envie de la voir, ou qu'elle manifestait l'envie de le voir.

 

Il n'avait le sens d'aucune limite, quand elle n'allait pas bien.

 

 

Elle avait cent limites, quand elle souhaitait sa présence.

 

Elle n'avait le sens d'aucune limite, quand elle avait besoin de sa connivence.

 

 

S'ils n'avaient rien pu nouer de tangible, ils avaient tissé un filament inextinguible.

 

Un rire par téléphone, il la dénouait.

Une pensée par messagerie, elle le délassait. Ou, du moins, tentait.

 

C'était toute la magie des sourires complices qui tricotait et détricotait à loisir ce qu'il y avait entre eux deux. Amis fil-amant, fil-conducteur, sens et sentiment, force sans aliénation, malgré les tissages ambigus et pourtant sains...

 

Une lueur dans deux êtres sombres.

Un éclair de lucidité dans leurs têtes.

 

Un sens des limites sans limites, un cent-limites, et peut-être même plus.

 

Mais un lien sans limites, lui non plus.

Repost 0
Published by Vert-de-Grisaille - dans Journal d'un étrange être
commenter cet article
16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 22:31

Si j'étais un mot, je serai colère,

Loin de moi, mordant poussière.

Etalée par les gens délétères

Qui ne savent offrir que galères.

 

Si j'étais un mot, je serai détresse,

Pensant à ces moments tristesse,

Imposés par les sentiments-esses,

Crochets s'agrippant en liesse.

 

Si j'étais un mot, je serai angoisse.

Noyée dans les instants de poisse.

Travaillant à sortir de la mélasse,

Toujours en cavale, jamais ne me lasse.

 

Si j'étais un mot, je serai, enfin, la fin.

Comme, en suspension, trois points.

Je laisserai défiler les choses, au loin,

Toujours sortie de moi-même, glace sans tain.

Repost 0
Published by Vert-de-Grisaille - dans Philo de "contoir"
commenter cet article
15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 09:42

Mon sang n'est pas bleu.

Il n'est pas d'encre.

 

Perdue dans des semblants, j'ai l'impression d'avoir le sang blanc.

Brumeux, comme une absence.

 

Dans les vapeurs de la vie, je respire une âcre fumée de trop-vu, trop-entendu. Et cet air-là ne m'ancre pas.

 

Je voudrai dégager ces volutes, revoir le carmin vivace sur mes joues et mes jours.

 

Admirer un ciel cyan, non chiant, non chien.

 

Voir le vert d'espoir, vert yeux-de-chat, vert utile non versatile, vers hâtifs, vers quelque part...

 

Vert-idique, vert idyllique.

 

Noirceur d'âme. Dans le sang blanc. Contraste épidémique épidermique. Le derme fait "Hic!" et s'hérisse, rosse, de poils noirs sur le rose peau, dos ployé comme un roseau sous les caprices du vent.

 

Majestueux magenta, mage de la joie, qui colore les pommettes des passants, à admirer sans fin et sans faim, à l'abri de sa solitude au sol.

 

Au sol. Etape. Et tape. Tape-à-l'oeil, tapie, reniflant le tapis, nez au parterre, image tapir.

 

Par terre, de feu, follet. Rouge encore.

 

Primaires, couleurs.

Repost 0
Published by Vert-de-Grisaille
commenter cet article
13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 21:31

 

Retrouvez l'épisode précédent sur les pages de Mathieu Jaegert:

http://www.welovewords.com/documents/deux-droles-doiseaux-deux-droles-de-plumes-dixieme-note

Et, avant que Mathieu ne lise cette missive, j'ai un message personnel à lui adresser...

 

021

 

 

Mon cher Mathieu,


Figure-toi que j'ai pensé à toi, et que, de ma virée à Bruxelles, je t'envoie cette photo, véritable trophée.

 

Eh oui!

 

Mathieu!

 

Regarde!

 

L'élan était bel et bien à Bruxelles!

 

 

 

 


 



 

 

« Cher Mathieu,

 

Si mon félin domestique pouvait parler, je crains qu’il ne te raconterait rien qui ne puisse t’avancer.

 

Déjà, parce que les chats aiment se moquer du monde par des sourires mi-figue mi-raisin, sans raison, en toutes saisons.

 

Ensuite, parce que figure-toi que le jeu préféré de ce chat est le trampoline bien trempé sur le ventre pourtant non proéminent de mon tendre élan. Au milieu de la nuit, bien entendu, car chacun sait que les fieffés félins vivent à partir de minuit, et pas qu’à la mi-août.

 

Donc, entre deux bonds de leste chat, j’essaie de sauter des œufs coques à l’âne – euh, non, pardon, à l’élan ! Oups, je vais vexer quelqu’un… A ma décharge, il faut noter que l’âne, dans mes origines ethniques provenant de l’Etna, est un animal très proche de l’homme et considéré comme un véritable compagnon. Ne mélangeons donc pas les sens, nous sommes loin de l’âne bâté, bien qu’il tienne le mât, et que toi, le Mat’, tu ne le tiennes pas encore.

 

Revenons-en à nos enchanteurs chantiers voyageurs. Qu’as-tu ramené d’Alsace dans ta besace ?

 

Je n’ai pas fait le voyage à la nage, toute sirène que je suis, car la voie ferrée et celle de la raison m’ont indiqué que le train m’emmènerait à Bruxelles avec plus d’entrain. J’entrais donc dans cette ville matinalement, en plein désarroi d’un dimanche étanche à la vie.

 

J’usais des pieds, et des chaussettes, et des souliers, tout au long de mon échappée dans la belge capitale. A tel point qu’aujourd’hui encore, mes orteils crient « Grâce » ! Et peut-être « Grasse ! » aussi, car le régime alimentaire ne fut pas des plus élémentaires.

 

Nous vîmes dans cette ville des bâtiments royaux, et des gens dont l’amabilité est un joyau. Nous étions loin de l’ambiance parisienne et parfois hautainement patricienne.

 

Bref, tout ceci fut charme, et le retour nous fut vacarme. Ramer dans les rames de métro, ramper dans les logements exigus, où l’espace n’est plus grand qu’un exergue…

 

Sur ce, mon Ami, je te redonne la plume, avant de me faire lourde comme une enclume.

Et, en attendant ta réponse fraîche comme l’agrume,  je te souhaite d’éviter les rhumes.

Bien à toi,

Ton amie dans la lune,

Vert de Grisaille »

Repost 0
Published by Vert-de-Grisaille - dans L'entomologie du cafard
commenter cet article